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Le caporal Kègle et moi lançons aujourd’hui une correspondance dans laquelle il m’a amenée à voir les militaires canadiens sous un autre jour.

Il y a des hommes et des femmes qui sont prêts à sacrifier leur confort physique et mental pour se rendre en pays de détresse et tenter d’y faire respecter la justice et la paix. Il y a des hommes et des femmes qui sacrifient leur vie personnelle et familiale pour que d’autres aient droit de rêver à la liberté.

La plupart d’entre eux, on ne les appellera jamais « général », « major » ou « lieutenant ». On les appelle plutôt Patrick, Robert, Joël, René, Steeve, Gilles-André ou Sébastien. Ils ont, pour toutes médailles, leur amitié de frères d’armes, leurs souvenirs douloureux et leur juste fierté.

Avant d’arriver, Patrick m’a dit : « Tu vas voir, ce soir, mes chums vont être là. Ils vont tous être habillés en civil. Ils seront avec leur famille, l’air de rien. Mais si y’arrivait un cataclysme ou une guerre, ils seraient les premiers à aller sauver le monde. »

Dans notre correspondance, c’est à ces hommes silencieux et anonymes que les lettres du caporal Patrick Kègle donnent une voix. C’est donc à vous tous, soldats, que mes lettres à moi s’adressent dans ce livre. Vous y trouverez des doutes, des questions, mais surtout, je l’espère, la reconnaissance qui vous est due.

Messieurs, Mesdames du Royal 22ème Régiment, vous et vos familles avez raison d’être fiers. Vos sacrifices ne sont pas inutiles et je vous en remercie ; l’humanité a besoin de gens tels que vous.

Merci

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